The Phileas Club
Patrick Beja réunit Eric Olander depuis Shanghai et Gareth Westwood depuis le Royaume-Uni pour confronter leurs regards sur l'actualité internationale. L'émission aborde la guerre commerciale sino-américaine, les tensions autour de Huawei et la perception de la vie privée en Chine, avant de se pencher sur la crise des Gilets Jaunes et le Grand Débat en France. Enfin, Gareth Westwood explique avec franchise les motivations qui l'avaient poussé à voter en faveur du Brexit et son désenchantement face au blocage politique.
Au micro
Qui parle, et combien.
Patrick Bejaanimateur40 %
Eric Olanderinvité35 %- Gareth Westwoodinvité26 %
Au programme
- Chine : guerre commerciale, censure et affaire HuaweiEric Olander analyse la réaction chinoise face aux accusations américaines contre Huawei, les spécificités de la censure d'État et le fossé culturel entourant la notion de vie privée.
- France : crise des Gilets Jaunes et Grand DébatLes intervenants débattent du mouvement des Gilets Jaunes, de l'émergence de mouvements populaires sans hiérarchie et de l'efficacité du Grand Débat lancé par Emmanuel Macron.
- Royaume-Uni : témoignage d'un vote Leave et impasse du BrexitGareth Westwood explique pourquoi il a voté pour quitter l'Union européenne, sa déception face à l'incapacité du gouvernement britannique à négocier un accord convenable et la crainte d'un No Deal.
Ça a débattu
Là où ils n'étaient pas d'accord.
L'utilité et la légitimité du Grand Débat face aux Gilets Jaunes 🔥🔥
- Patrick Beja : Considère que le Grand Débat est une opportunité démocratique pour forcer le mouvement à formuler des propositions concrètes et permettre au gouvernement d'y apporter des réponses institutionnelles.
- Eric Olander : Estime que cette initiative est une manœuvre dilatoire d'élite consistant à utiliser de vieilles méthodes face à un problème inédit, alors que la colère et les revendications de base sont déjà connues.
La faisabilité du Brexit et la responsabilité des électeurs versus celle des politiques 🔥🔥
- Gareth Westwood : Défend l'aspiration des électeurs à davantage de souveraineté et reproche au personnel politique d'avoir failli à sa mission élémentaire de négocier un accord pragmatique.
- Eric Olander : Souligne que les électeurs du Leave ont ignoré les conséquences économiques réelles et brutales d'un départ du marché unique.
- Patrick Beja : Avance que le problème posé aux politiques britanniques était intrinsèquement impossible à résoudre et reposait sur une promesse irréalisable vendue lors du référendum.
Ils l'ont dit
Traduit de l’anglais.
« La meilleure analogie que j'aime utiliser, c'est celle du python dans le lustre au-dessus de la table du dîner. Il reste simplement là, et on ne sait jamais vraiment qu'il est là parce qu'il descend sans bruit. »
« On leur dit : 'Vous préférez la situation actuelle ou un singe qui parle ?' Et les gens se disent : 'Eh bien, le singe qui parle, ça a l'air sympa.' Et une fois qu'on choisit le singe, on vous répond : 'Désolé, en fait nous n'avons aucun singe qui parle sous la main.' »
« La réponse honnête, c'est que si je savais à l'époque ce que je sais aujourd'hui, je n'aurais pas voté pour le Brexit. »
Moments
- L'analogie du python tapi dans le lustre au-dessus du dîner pour illustrer l'ambiance de censure invisible mais menaçante qui pèse sur les créateurs de contenu en Chine.
- La métaphore de Patrick comparant la promesse du Brexit à un singe qui parle, rapidement corrigée par Gareth expliquant qu'au final le gouvernement ne propose qu'un furet silencieux.
