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The Phileas Club

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Special: Life as an Expat

11 avril 2019 · 1 h 07 · n° 126

Dans cet épisode spécial consacré à l'expatriation, Patrick Beja réunit Wendi Dunford et Mayank Maheshwary pour analyser ce que vivre à l'étranger change dans une vie. Ils comparent leurs expériences respectives au Japon, en Suède et aux États-Unis, en explorant le choc culturel, les concepts intraduisibles et les difficultés de réadaptation. L'émission aborde avec humour et recul ce sentiment universel chez les expatriés de ne plus jamais se sentir totalement chez soi nulle part.

Au micro

Qui parle, et combien.

Au programme

  1. Introduction et regard d'expatriéPatrick présente le thème de cet épisode spécial et compare l'expérience touristique superficielle à la véritable vie à l'étranger.
  2. Le choc culturel et les concepts intraduisiblesLes intervenants discutent des notions linguistiques propres à chaque pays, comme « gambaru » au Japon ou « lagom » et « jantelagen » en Suède.
  3. L'arrivée de Mayank d'Inde aux États-UnisMayank raconte son installation en Utah à 19 ans et le choc des politesses de façade par rapport à la franchise du quotidien indien.
  4. L'éducation et les raisons du retour de SuèdeWendi détaille sa vie de famille en Suède et les limites du système scolaire égalitaire qui l'ont poussée à revenir aux États-Unis.
  5. La malédiction du citoyen du mondeLe trio s'accorde sur le sentiment doux-amer de devenir un éternel observateur qui ne s'intègre plus jamais complètement dans sa patrie d'origine.
  6. Clichés et habitudes quotidiennes surprenantesLa discussion se conclut avec humour sur les habitudes américaines insolites, de l'eau chauffée au micro-ondes au port de chaussures dans la maison.

Ça a débattu

Là où ils n'étaient pas d'accord.

Les raisons de rester ou de rentrer dans son pays d'origine 🔥

  • Patrick Beja : Suppose qu'un expatrié qui reste dans son pays d'accueil préfère forcément ce pays à sa terre natale.
  • Wendi Dunford : Conteste ce raccourci en expliquant que les contraintes financières, familiales et administratives pèsent souvent bien plus lourd que la simple préférence.

L'égalitarisme du système éducatif suédois 🔥

  • Wendi Dunford : Trouve que le manque de respect pour les enseignants et le refus de faire sauter des classes aux élèves avancés tirent le niveau vers le bas.
  • Patrick Beja : Rappelle avec ironie que les réformes suédoises des années 70-80 ont dégradé l'école en voulant trop en faire au nom de l'égalitarisme.

Ils l'ont dit

Traduit de l’anglais.

« C'est un peu une malédiction, parce qu'on ne peut plus jamais se sentir complètement chez soi nulle part après ça. »

« Il y a le mot « Lagom », qui est l'opposé de l'Amérique : tout avec modération. »

« Peu importe la gentillesse de tout le monde, j'ai parfois l'impression d'être toujours un étranger qui regarde de l'extérieur. »

Ils conseillent

  • The Surfing Violinist vidéoMayank Maheshwary : Une chaîne YouTube documentant le quotidien d'une famille américaine installée en Inde et la façon dont elle perçoit la culture locale.

Moments

  • Mayank raconte avoir fait l'erreur de répondre sincèrement qu'il passait une mauvaise journée à une caissière américaine qui lui demandait poliment comment il allait, provoquant un grand moment de gêne.
  • Patrick tombe des nues en apprenant de Wendi que beaucoup d'Américains font régulièrement bouillir leur eau au micro-ondes.
  • Le débat de fin d'émission sur l'ordre absurde pour mettre ses chaussures et chaussettes (« sock sock shoe shoe » contre « sock shoe sock shoe ») et le statut de « barbare » de ceux qui gardent leurs chaussures chez eux.

Avant, après