The Phileas Club
Dans ce numéro spécial, Patrick Beja reçoit Guillaume Hachez pour aborder la neurodiversité et le quotidien sur le spectre de l'autisme. Guillaume partage son diagnostic tardif et déconstruit les clichés médicaux et populaires autour de l'autisme. Ensemble, ils explorent les concepts de construit social du handicap, la différence entre empathie affective et cognitive, ainsi que le masquage social.
Au micro
Qui parle, et combien.
Guillaume Hachezinvité60 %
Patrick Bejaanimateur40 %
Au programme
- Introduction à la neurodiversitéPatrick et Guillaume définissent les notions de neurodiversité, de neuroatypie et de spectre de l'autisme par opposition aux neurotypiques.
- Maladie contre différence et construit social du handicapGuillaume explique pourquoi l'autisme n'est pas une maladie et débat avec Patrick sur la notion de handicap définie par les normes de la société.
- Empathie cognitive versus empathie affectiveGuillaume détaille comment les personnes autistes ressentent souvent très fort les émotions d'autrui tout en peinant à décoder et anticiper les états mentaux.
- Intérêts spécifiques et hypersensibilité sensorielleDiscussion sur les manifestations concrètes comme les centres d'intérêt réconfortants et la sensibilité accrue aux sons, à la lumière et aux textures.
- Le masquage et l'affranchissement des normes socialesExplication de la façon dont les autistes jouent les « caméléons » en société et pourquoi ils sont surreprésentés au sein de la communauté LGBTQI.
- Évolution médicale et abandon du terme AspergerGuillaume revient sur l'origine du terme Asperger, le passé nazi de Hans Asperger et la transition vers une vision unifiée du spectre dans le DSM-5.
Ça a débattu
Là où ils n'étaient pas d'accord.
Le handicap est-il uniquement un construit social ? 🔥🔥
- Guillaume Hachez : Le handicap naît seulement de la confrontation avec une société calibrée pour les neurotypiques ; intrinsèquement, l'autiste n'a pas de problème.
- Patrick Beja : Il est logique d'évaluer les capacités par rapport à la norme typique, et un fonctionnement atypique engendre de réelles difficultés objectives d'adaptation.
Le regard dans les yeux relève-t-il uniquement d'une norme sociale conventionnelle ? 🔥
- Guillaume Hachez : C'est avant tout une règle tacite de politesse attendue par la société, qui perturbe sa concentration sur des sujets complexes.
- Patrick Beja : Le contact visuel répond aussi à un rôle biologique direct pour communiquer ses intentions à autrui.
Ils l'ont dit
Traduit de l’anglais.
« L'autisme n'est pas une maladie. Ce n'est pas être malade. C'est une différence. »
« Quand je suis seule dans ma chambre avec mon ordinateur, je ne ressens aucun handicap. »
« Quand on donne un nom à quelque chose, on lui permet en quelque sorte d'exister. »
Ils conseillent
- Metal Gear Solid 2 jeuGuillaume Hachez : Il s'agit de son « intérêt spécifique », un jeu qu'il a refait des dizaines de fois depuis l'enfance et qui lui sert de refuge mental apaisant.
- ContraPoints vidéoGuillaume Hachez : Patrick et Guillaume recommandent sa vidéo de vulgarisation d'une heure et demie analysant les rouages psychologiques de la cancel culture.
Moments
- Guillaume raconte son malaise rétroactif lorsqu'il avait spontanément fait la promotion de son propre podcast à la fin d'une émission passée, ignorant la convention implicite qui attendait une invitation de l'animateur.
- Patrick compare le sentiment de camaraderie et de « radar » ressenti entre personnes autistes décrit par Guillaume à sa toute première BlizzCon, où tout le monde partageait instantanément le même langage.
Nouvelles de l'émission
- Patrick Beja annonce le lancement de son nouveau site centralisé NotPatrick.com, conçu avec l'aide de Kévin.
