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The Phileas Club

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How Things Went, How Things Are

9 novembre 2020 · 1 h 15 · n° 160

Au lendemain de l'élection présidentielle américaine de 2020 opposant Donald Trump à Joe Biden, Patrick Beja réunit Tony Staley et Owen JJ Stone pour débriefer les résultats. Depuis la Finlande, Patrick partage le soulagement et l'angoisse vécus en Europe face au scrutin, tandis que Tony rend compte de l'amertume des conservateurs de l'Ohio rural. Owen apporte quant à lui un regard désabusé et pragmatique sur le système politique américain, la défaite de Trump et ce que l'on peut réellement attendre du duo Biden-Harris.

Au micro

Qui parle, et combien.

Au programme

  1. Résultats de l'élection présidentielle et réactions à chaudPatrick revient sur l'angoisse vécue lors du dépouillement en Europe, tandis que Tony et Owen décrivent l'ambiance et les réactions au sein de leurs communautés respectives.
  2. Contestations des résultats et théories de fraude électoraleLes intervenants débattent des actions en justice de l'équipe de Donald Trump, de l'impact des rumeurs sur les réseaux sociaux et du respect des institutions démocratiques.
  3. Bilan de Donald Trump et perception du duo Biden-HarrisOwen analyse le vote républicain, critique le bilan passé de Joe Biden et Kamala Harris sur les minorités, tout en appelant au retour du décorum présidentiel.
  4. Perspectives pour l'après-Trump et la société américaineLe panel discute de la séparation de l'Église et de l'État, des craintes des conservateurs chrétiens et des attentes autour de la gestion de la pandémie de Covid-19.

Ça a débattu

Là où ils n'étaient pas d'accord.

Légitimité des recours judiciaires et accusations de fraude portées par Donald Trump 🔥🔥

  • Tony Staley : Estime normal que l'administration Trump utilise toutes les voies de recours judiciaires pour vérifier les résultats, comme les démocrates l'ont fait par le passé.
  • Patrick Beja : Considère que proclamer la victoire sans preuves et contester l'élection sape dangereusement le processus démocratique et la confiance envers les institutions.
  • Owen JJ Stone : Reconnaît que contester fait partie du personnage de Trump, mais souligne qu'il n'y a pas d'éléments juridiques concrets pour inverser le résultat rapporté par les médias.

L'impact psychologique et la gravité de la présidence Trump au quotidien 🔥🔥

  • Patrick Beja : Explique avoir ressenti une lourde angoisse et un sentiment de harcèlement continu face aux tweets et aux provocations constantes de Trump depuis quatre ans.
  • Owen JJ Stone : Relativise l'impact en rappelant que Trump n'a fait que parler sans déclencher de guerre mondiale, et qu'il suffit de ne pas s'enfermer dans les chaînes d'information en continu.

La portée de l'élection de Joe Biden : vrai espoir ou simple retour au décorum 🔥

  • Patrick Beja : Espère que l'arrivée d'une administration compétente changera concrètement les choses sur la pandémie, l'écologie et la santé.
  • Owen JJ Stone : Ne voit aucune illusion de changement de fond chez Biden ou Harris en raison de leurs passés politiques, n'attendant de leur mandat qu'un retour du décorum et du respect des formes.

Ils l'ont dit

Traduit de l’anglais.

« S'il devait perdre l'élection et essayer de rester, la communauté conservatrice serait la première en ligne pour lui botter les fesses hors de la Maison-Blanche. »

« Je veux un président qui ne tweete pas 13 fois par jour, qui ne réagit pas aux médias et qui ne passe pas des coups de fil aux chaînes de télé. »

« C'est le boss de fin de ce qu'il a toujours fait. Je pensais qu'il s'arrêterait à ce boss de fin, mais il ne s'arrête pas. »

Moments

  • Owen explique que ses attentes pour le futur président se résument à des choses simples : ravoir un chien à la Maison-Blanche, une Première dame instruite qu'il n'a jamais vue nue, et un président qui aime Noël et ne passe pas ses nuits au téléphone avec Fox News.
  • Owen raconte son expérience de commerçant pendant la pandémie dans ses magasins UPS : quand il demande de mettre un masque, 100 % des clients noirs s'exécutent poliment, tandis qu'une partie des clients blancs l'insultent en le traitant d'espion russe ou de communiste au nom de la liberté.

Avant, après