Le rendez-vous Tech
Dans ce numéro spécial de fin d'année, Patrick Beja reçoit Cédric Bonnet et William Abisror pour partager leurs retours d'expérience sur le financement participatif. Tous deux ont financé la nouvelle saison de leurs émissions respectives, Geek Inc et Will and Co (WAC), sur la plateforme Ulule après la fermeture de Nowatch. Ils détaillent avec transparence l'avant, le pendant et l'après de leurs campagnes, des démarches bancaires laborieuses jusqu'à la relation avec leurs soutiens.
Au micro
Qui parle, et combien.
Cédric de Lucainvité41 %- William Abisrorinvité38 %
Patrick Bejaanimateur20 %
Au programme
- Le choix du crowdfunding après la fin de NowatchCédric Bonnet et William Abisror expliquent pourquoi et comment ils ont décidé de recourir au financement participatif sur Ulule pour continuer à produire et diffuser leurs émissions.
- La préparation du projet et les exigences d'UluleLes invités reviennent sur la définition des paliers, la fixation des objectifs financiers et les conseils de validation prodigués par les équipes d'Ulule.
- Le déroulement de la campagne et la psychologie des donsRetour sur l'excitation du lancement, les dons des premières heures, le creux de l'été et les réflexes d'arrondis des donateurs.
- Le casse-tête juridique et bancaire de l'après-campagneLes formalités administratives pour créer une association loi 1901 et les obstacles majeurs rencontrés auprès des banques pour débloquer les fonds récoltés.
- La gestion des contreparties et les attentes de la communautéDiscussion sur la logistique lourde des récompenses matérielles, le retard inhérent aux projets participatifs et la pression ressentie face aux auditeurs ayant contribué.
- L'avenir et les modèles économiques alternatifsRéflexion sur la reconduction possible du crowdfunding, la vente de droits à la télévision (comme pour Geek Inc sur KZTV) ou l'abonnement mensuel.
Ça a débattu
Là où ils n'étaient pas d'accord.
Financer un podcast par crowdfunding pour en vivre à plein temps 🔥
- Patrick Beja : Demande s'ils n'auraient pas pu être plus ambitieux et lever assez d'argent pour pouvoir vivre de leurs émissions pendant un an.
- Cédric de Luca : Refuse l'idée car cela le mettrait trop mal à l'aise de vivre aux crochets des auditeurs, le contraindrait à recommencer chaque année et changerait la nature de l'émission.
- William Abisror : Souligne que ce modèle n'est pas viable ni pérenne et qu'il préfère limiter le financement au strict développement qualitatif de l'émission.
L'envoi des contreparties aux donateurs qui ont précisé ne pas en vouloir 🔥
- Cédric de Luca : Considère que si les donateurs ne souhaitent pas de contrepartie par pur soutien, il est normal de respecter leur choix.
- William Abisror : Se sentait trop mal à l'aise d'avoir reçu leur argent sans contrepartie et a forcé l'envoi de stickers à tout le monde malgré leurs refus.
Ils l'ont dit
Mot pour mot.
« Si vous attendez une contrepartie, elle sera en retard. Pour moi c'est la règle numéro un, mais même avec des projets pro. »
« En l'espace de 50 minutes, les 50 dernières minutes, on a gagné 1000 euros. »
Moments
- William Abisror plaisante dès l'ouverture sur le fait que très peu de personnes dans le monde ont couché avec Cédric Bonnet ou lui-même, ce qui lance l'émission sur un ton potache.
- La panique de William Abisror qui, après avoir essuyé un refus non motivé d'ouverture de compte pour son association auprès de La Banque Postale, a craint d'être fiché interdit bancaire.
- Cédric Bonnet raconte comment un donateur a versé la somme très spécifique de 323 euros dans les derniers instants uniquement pour faire un compte rond à 10 000 euros.
Nouvelles de l'émission
- Épisode spécial thématique enregistré avant les fêtes de fin d'année en raison des déplacements de Patrick Beja au Japon et en Finlande, remplaçant la formule d'actualité bimensuelle habituelle.
