Le rendez-vous Tech
Dans ce numéro hors-série enregistré en solo pendant le confinement du Covid-19, Patrick Beja prolonge un débat amorcé dans l'épisode 342. Il y détaille sa réflexion philosophique et pragmatique sur la conciliation entre urgence sanitaire et privations de libertés numériques, comme la quarantaine virtuelle mise en place à Taïwan. Il invite les auditeurs à dépasser les réflexes pavloviens hérités de la surveillance antiterroriste pour analyser chaque situation selon son contexte.
Au micro
Qui parle, et combien.
Patrick Bejaanimateur100 %
Au programme
- Opération caritative Patreon liée au confinementPatrick Beja annonce qu'il reversera l'excédent des soutiens Patreon reçus pendant la période de confinement à un organisme de recherche comme l'Institut Pasteur.
- La quarantaine virtuelle à Taïwan et la question des libertésPatrick revient sur les réactions au débat du RDV Tech 342 concernant le suivi par téléphone portable des malades placés en quarantaine à Taïwan.
- La relativité de la privation de liberté en sociétéIl rappelle que la vie en société et les situations d'urgence imposent déjà de nombreuses limites légitimes aux libertés individuelles pour le bien commun.
- Le piège du réflexe pavlovien hérité de l'antiterrorismePatrick explique pourquoi transposer mécaniquement la méfiance légitime envers la surveillance de masse antiterroriste à une crise sanitaire urgente est dangereux.
- L'aveuglement face aux mesures chinoises et la distanciation socialeIl souligne l'échec collectif des médias à comprendre l'importance sanitaire du confinement de Wuhan dès janvier sous prétexte que la Chine est un régime totalitaire.
Ils l'ont dit
Mot pour mot.
« La question n'est pas de savoir si on va priver quelqu'un de liberté. La question est de savoir : est-ce que la privation de liberté est compensée par un bénéfice pour la société suffisant pour implémenter cette privation de liberté ? »
« Dans le contexte des données numériques, on a été entraînés, on a un réflexe pavlovien qui est de se dire : donnée privée, privation de liberté, non, non, non, quoi qu'il arrive. Et ça, c'est dangereux. »
Moments
- Patrick rappelle l'image qu'il avait employée dans l'épisode précédent, qui avait fait rire ou agacé certains : comparer une personne contagieuse qui sort de chez elle sans précaution à quelqu'un se baladant avec des seringues pour piquer les gens.
Nouvelles de l'émission
- Pendant toute la durée du confinement, tout l'excédent de financement reçu sur Patreon par rapport au mois précédent sera reversé à une association ou un institut caritatif comme l'Institut Pasteur.
