Le rendez-vous Jeux
Patrick Beja, accompagné de JK Lauret et Thomas Bidaux, consacre une grande partie de l'émission à l'immense polémique entourant Star Wars Battlefront 2 et le modèle économique des loot boxes. L'équipe partage également ses impressions sur Wolfenstein 2: The New Colossus et Assassin's Creed Origins, avant d'aborder la sortie de la Xbox One X et l'avenir des consoles. Le tour de table se termine par un tour d'actualité riche en annonces et réflexions sur l'industrie.
Au micro
Qui parle, et combien.
Patrick Bejaanimateur60 %
JK Lauretco-animateur23 %
Thomas Bidauxco-animateur17 %
Au programme
- Impressions sur Wolfenstein 2: The New ColossusJK Lauret partage son avis enthousiaste sur la campagne solo, son équilibre narratif réussi entre humour déjanté et scènes poignantes.
- Retour sur Assassin's Creed Origins et Super Mario OdysseyPatrick Beja évoque ses bonnes impressions sur le renouveau d'Assassin's Creed en Égypte et son plaisir continu sur Super Mario Odyssey.
- La controverse Star Wars Battlefront 2 et la crise des loot boxesAnalyse détaillée du tollé provoqué par le système de progression et la monétisation du jeu d'EA, ayant conduit à la désactivation temporaire des microtransactions.
- Sortie de la Xbox One X et avenir des cycles de consolesRetour sur les qualités de la nouvelle machine puissante de Microsoft et débat sur l'avenir des générations face au modèle mobile et au streaming.
- Tour d'actualités de l'industrieDiscussion sur les Game Awards, Call of Duty: WWII, PUBG, le rachat de Respawn par EA, les licenciements chez Telltale et les adaptations cinématographiques en projet.
Ça a débattu
Là où ils n'étaient pas d'accord.
Le véritable problème de Star Wars Battlefront 2 : les loot boxes ou le design des Star Cards ? 🔥🔥
- Thomas Bidaux : Estime que le public se trompe de cible en s'attaquant au principe des loot boxes, le vrai problème résidant dans la rupture de l'équilibre de jeu causée par le système de cartes et le matchmaking.
- JK Lauret : Rejoint l'idée que les cartes altérant le multijoueur sont le cœur du souci, les loot boxes cosmétiques ne lui posant pas de problème.
- Patrick Beja : Considère que les deux aspects sont nocifs et s'alimentent mutuellement : le game design a été vicié précisément pour vendre des loot boxes influençant le gameplay avec de l'argent réel.
L'évolution des générations de consoles : modèle itératif à la smartphone ou ruptures nettes ? 🔥
- Thomas Bidaux : Pense que le modèle itératif du smartphone sans rupture générationnelle complète reste très tentant pour les constructeurs de consoles.
- Patrick Beja : Soutient que la PS4 Pro et la Xbox One X ont montré les limites de cette approche auprès des développeurs, et qu'une rupture franche avec de nouvelles générations (PS5, prochaine Xbox) reste inévitable.
Ils l'ont dit
Mot pour mot.
« Anger sells. La rage, l'énervement, ça vend. »
« Si Victor Hugo a le droit de se laisser influencer par son modèle économique, je pense que dans le jeu vidéo il faut aussi accepter que oui, le modèle économique ça fait partie de nos contraintes. »
« Si je m'attendais à ce qu'on cite Victor Hugo dans ce débat, franchement bravo. »
Ils conseillent
- Wolfenstein II: The New Colossus jeuJK Lauret : Il salue l'écriture, la mise en scène et l'équilibre remarquable entre action débridée et moments émotionnels forts.
- Assassin's Creed Origins jeuPatrick Beja : Il apprécie l'immensité de l'Égypte, la cohérence apportée par la vision du faucon Senu et les améliorations générales de la formule.
- Super Mario Odyssey jeuPatrick Beja : Il continue d'y prendre un plaisir permanent même sur les niveaux les plus ardus après avoir dépassé les 500 Lunes.
- Call of Duty: WWII jeuJK Lauret : Il met en avant la bonne surprise d'une campagne solo humaine, bien rythmée et centrée sur les liens entre soldats.
Moments
- Thomas Bidaux compare les modèles économiques du jeu vidéo à celui de Victor Hugo, payé au feuillet, pour justifier ses longues descriptions dans ses romans.
- Patrick Beja imagine la conversation téléphonique paniquée de Bob Iger ordonnant à Andrew Wilson de faire cesser immédiatement le scandale avant la sortie du prochain film Star Wars.
- L'équipe s'amuse des difficultés narratives à venir pour le film d'animation Mario d'Illumination, notamment le fait de devoir lui faire prononcer des dialogues entiers avec un accent italien caricatural.
