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Patrick président

Raconté à partir de 20 épisodes, de 2011 à 2024, avec 4 voix.

Ceux qui en parlent

Patrick président · 8 parties
  1. Le surnom « Patrick président » dans la chatroom
  2. La candidature imaginaire : de « Patrick 2027 » au discours écrit par une IA
  3. Le Patrixme : d'une doctrine politique à une « église »
  4. Les préceptes, dans l'ordre
  5. Les autres devises et mots d'ordre
  6. Les mots de passe pour ceux qui écoutent jusqu'au bout
  7. Comment les chroniqueurs et les auditeurs s'en emparent
  8. En résumé

Le surnom « Patrick président » dans la chatroom

La blague naît dans la chatroom. Les participants lançaient « Patrick président », avant de passer à « Watson président » : l'heure de gloire du surnom n'a duré que quatre minutes. Ce basculement très rapide résume l'esprit de la chose — un enthousiasme collectif, immédiat, et aussitôt détourné.

La candidature imaginaire : de « Patrick 2027 » au discours écrit par une IA

L'idée d'une candidature a été envisagée sérieusement avant d'être abandonnée. Patrick Beja a expliqué avoir renoncé à se présenter à l'élection présidentielle française, jugeant la politique trop difficile, ingrate, et le climat tel qu'on lui « crache à la gueule ».

Entre-temps, la blague a pris plusieurs formes :

  • Une élection locale. Il a envisagé de se présenter à une élection (probablement municipale) en 2022, avec pour doctrine le « Patrixme », où il prendrait les décisions pour tout le monde.
  • « Patrick 2027 ». Dans la chatroom, quelqu'un a lancé « Patrick 2027 », et Patrick a repris l'idée d'un discours d'investiture de « Patrick, le podcasteur qui accède à la présidence de la République », aidé par GPT-3.
  • Le discours d'investiture par IA. Il a annoncé qu'il utiliserait ChatGPT pour rédiger son discours d'investiture à la présidence de la République française, en référence à une élection potentielle en 2027. Ce discours a été prononcé dans l'aftershow, construit autour des trois principes du patrisme — dont « la justesse mène à la justice » et l'importance de se faire l'avocat du diable de temps en temps. Son verdict : le discours généré par l'IA « tenait la route » sur la justesse à la justice, avec deux petits chapitres.

La politique en général a aussi été un terrain de rendez-vous avec les auditeurs patréotes :

  • Un bonus aftershow privé sur ses réflexions concernant le fait d'être un élu ou une personnalité politique à l'ère d'Internet, quelques mois avant l'élection présidentielle.
  • Un after-show pour les patréotes du niveau deux afin de discuter de la couverture internet de la soirée du deuxième tour de la présidentielle.

Enfin, la présidentielle a nourri des hypothèses plus lointaines : sa sympathie pour Xavier Niel, candidat atypique potentiel en raison de son profil et de son impact sur le marché des télécoms, et le débat avec Cassim Ketfi sur une possible candidature présidentielle de Mark Zuckerberg en 2020 ou 2024, soulignant le conflit d'intérêts lié à son contrôle de Facebook. Patrick a qualifié ces rumeurs de fantasmes sans base réelle, tout en concédant que certains éléments laissaient penser que cela pourrait arriver.

Le Patrixme : d'une doctrine politique à une « église »

Le mot a d'abord désigné une doctrine politique :

  • Un leader absolu mais éclairé, considéré comme applicable avec succès à court terme.
  • Sa définition la plus directe : le Patrixme, c'est « Patrick décide ».

Puis le concept a glissé vers autre chose. Il a développé l'« église du Patrixme », un ensemble de préceptes pour mieux vivre les difficultés quotidiennes — également décrite comme une église fictive ou un groupe de fans animé par Patrick Beja. L'église du Patrixme est présentée comme un dogme qui apporte des méthodes pour mieux vivre les difficultés du quotidien.

Deux repères de datation :

  • Le précepte fondamental a été énoncé à la fin de l'épisode 487.
  • Jeff Clavier est décrit comme l'un des « apôtres de la première heure » du Patrixme, et Patrick Beja déclarait pratiquer le Patrixme « depuis 14 ans ».

Le nom connaît plusieurs variantes selon les moments : Patrixme, patricksme, patrickisme, patrisme, et « église du patrickisme ».

Les préceptes, dans l'ordre

Premier précepte : « la justesse mène à la justice ». C'est le plus stable et le plus cité. Patrick souligne la nécessité de comprendre la justesse d'une situation avant de la juger. Il l'a introduit comme mot de passe pour les auditeurs ayant écouté l'émission jusqu'au bout, en la comparant à « fear leads to anger, anger leads to suffering ». Il rappelle aussi que cette manière de raisonner est problématique et dangereuse quand elle déforme la réalité — d'où le retour au premier précepte.

Deuxième précepte : « les jugements sont gradués » (ou : les jugements doivent être mesurés). Il s'agit d'évaluer la gravité d'une situation sur une échelle de 1 à 10 pour améliorer son bien-être psychologique et sa compréhension du monde. Ce principe aide Patrick à mieux gérer les mauvaises nouvelles du quotidien. Il l'oppose à l'extrémisation et à la binarisation des opinions favorisées par Internet et les réseaux sociaux : on ne doit pas toujours être à 11/10. C'est dans ce cadre qu'a été introduit pour la première fois dans le podcast l'exercice de l'« outrage-o-mètre » ou « scandale-o-mètre » (échelle de 1 à 10).

Les préceptes qui se sont ajoutés ensuite :

  • Le mépris est dangereux — présenté comme l'un des trois préceptes du « patrickisme ».
  • Patrick a toujours raison — présenté comme le principe fondamental de l'« église du patrickisme ».
  • « On n'oublie pas de respirer » — à appliquer avant de tweeter ou de s'énerver sur les réseaux sociaux.
  • Vérifier qu'on sait de quoi on parle — avant de tweeter ou de répondre à un sujet, se demander si l'on sait vraiment de quoi l'on parle, et réagir de manière moins péremptoire si l'on n'a lu qu'une infime partie d'un document (l'exemple donné : 3 lignes sur 150 pages).

Les listes de préceptes varient donc selon les moments : une formulation en donne trois (la justesse mène à la justice ; les jugements doivent être mesurés ; le mépris est dangereux), une autre en donne trois aussi mais avec « Patrick a toujours raison » à la place du mépris, et d'autres encore présentent les préceptes comme un ensemble ouvert qui s'enrichit au fil des émissions.

Les autres devises et mots d'ordre

  • La mesure comme boussole. Patrick défend la mesure et la nuance dans l'analyse des idées, s'opposant à la binarisation et à l'extrémisation des débats sur Internet. Il privilégie le terme « mesuré » plutôt que « centriste », considérant ce dernier comme galvaudé.
  • La société multipolaire. Il défend l'idée d'une société où diverses opinions s'expriment dans le cadre républicain, avec la « mesure » comme composante essentielle pour évaluer les idées.
  • L'avocat du diable. C'est son exercice préféré, et il le revendique comme partie intégrante de sa méthode — y compris pour explorer la possibilité que l'IA résolve ses problèmes actuels (inventivité, hallucinations) et remplace les humains dans 5 à 10 ans.
  • Le « mini droit de réponse ». Patrick justifie certaines de ses mentions comme un « mini droit de réponse » pour nuancer une perception négative et rappeler que tous les studios n'ont pas les mêmes problèmes, au titre du principe de justesse et de justice.
  • La justesse appliquée aux faits. Il plaide pour des études sérieuses et des données fiables afin d'évaluer l'efficacité réelle des lois (par exemple sur le logement ou sur Airbnb), plutôt que de se fier à des impressions.

Les mots de passe pour ceux qui écoutent jusqu'au bout

Patrick a institué la tradition d'un mot secret pour prouver qu'on a écouté l'enregistrement jusqu'au bout :

  • « pizzaananas » — écrit en un seul mot, choisi pour identifier les auditeurs ayant écouté l'épisode jusqu'au bout. Il fallait lui envoyer un tweet ou un message avec « pizzaananas » collé en un mot. Il avait écarté « ornithorynque » et « bulldozer » comme trop classiques ou trop simples, et qualifié l'enregistrement d'« presque 3 heures c'est fou ».
  • « pizza ananas » — rappelé plus tard comme le mot-clé d'un épisode précédent de 3 heures.
  • « pain-chocolatine » (et non « chocolatine ») — annoncé comme mot-clé pour prouver l'écoute complète, afin de vérifier que les auditeurs n'ont pas sauté la partie centrale.
  • « la justesse mène à la justice » — utilisé comme mot de passe pour les auditeurs arrivés au bout de l'émission.

Le précepte a même fait l'objet d'un sondage, intitulé « la justesse mène à... », avec les options « la fromagerie », « la prudence », « la compassion », « la connaissance » et « Autre ». Résultats :

  • La connaissance · 29 %
  • La prudence · 17,9 %
  • La fromagerie · 17,9 %
  • La compassion · 6,5 %
  • La justice (réponse correcte) · plus de 10 %

L'intermède invitait à découvrir si l'on était prêt à rejoindre l'église du Patrixme en complétant la phrase. La réponse « l'équité » a été invalidée : suggérer qu'on peut discuter est « antipatrixme ».

Comment les chroniqueurs et les auditeurs s'en emparent

  • Cédric Ingrand a raconté avoir plaisanté avec son député Éric Bothorel sur l'écriture d'un discours pour l'inauguration d'une coopérative agricole, puis l'avoir fait écrire par une IA — qui a produit un discours magnifique sur l'importance de l'agriculture et les agriculteurs au travail.
  • Cédric de Luca a imaginé un débat politique où une personne pourrait interroger ChatGPT directement dans son cerveau, ce qui poserait d'autres soucis mais produirait des arguments générés par autre chose.
  • Cassim Ketfi a débattu avec Patrick d'une candidature présidentielle de Mark Zuckerberg.
  • La chatroom a lancé « Patrick 2027 » et réagi en direct ; un utilisateur nommé Yoda y a commenté que Patrick a raison.
  • Le Discord de la communauté (NotPatrick.com/discord) dispose d'un canal dédié à la politique où les membres débattent sans s'engueuler ; Patrick y a ouvert un sujet public temporaire pour discuter de politique, en plus de la partie privée réservée aux patréotes.
  • Le président de Twitch a posté un message d'encouragement dans la chatroom lors d'un épisode du podcast.

En résumé

« Patrick président » commence comme un jeu de chatroom — quatre minutes de gloire avant « Watson président ». Il devient une candidature imaginaire, avec « Patrick 2027 » et un discours d'investiture rédigé par une IA autour des principes du patrisme. Puis la blague se mue en système : le Patrixme, d'abord doctrine politique du leader absolu éclairé, devient une « église » de préceptes pour mieux vivre le quotidien, dont le premier reste « la justesse mène à la justice », le deuxième « les jugements sont gradués », rejoints par « le mépris est dangereux », « Patrick a toujours raison », « on n'oublie pas de respirer » et « vérifie que tu sais de quoi tu parles ». Le tout se prolonge par des mots de passe — « pizzaananas », « pain-chocolatine » — et par un sondage où la bonne réponse à « la justesse mène à... » est « la justice », plus de 10 % des votants l'ayant trouvée.

Les épisodes racontés

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2024

20 épisodes, de 2011 à 2024.

Quand, où

Les épisodes racontés, par année et par émission.

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