Android · 11 parties
- Vue d'ensemble
- Les débuts : Android comme alternative à l'iPhone (2009-2012)
- La fragmentation et les mises à jour, un serpent de mer
- Les versions d'Android au fil des émissions
- Au-delà du téléphone : montres, TV, tablettes, voiture, XR
- Le regard de Patrick Beja : un biais pro-iPhone assumé
- Les chroniqueurs et invités face à Android
- Google Play, Samsung et les éditeurs tiers
- Parts de marché et sondages d'audience
- Android et le jeu vidéo
- Les années récentes (2022-2026)
Vue d'ensemble
Android traverse vingt ans d'émissions de Patrick Beja, surtout dans Le rendez-vous Tech : versions, mises à jour, parts de marché, Samsung, montres et lunettes. Le fil est ambivalent : Patrick Beja, utilisateur d'iPhone, se décrit comme ayant « un biais pro-iPhone et anti-Android », mais reconnaît régulièrement les forces d'Android. Les chroniqueurs et invités (Guillaume Main, Ulrich Rozier, Jérôme Keinborg, Cassim Ketfi, Cédric Ingrand, Jeff Clavier, Christophe Camicas, Marion Doumeingts) sont souvent plus favorables à Android, ce qui nourrit des débats sur fragmentation, personnalisation constructeur et lenteur des mises à jour.
Les débuts : Android comme alternative à l'iPhone (2009-2012)
En 2009, Patrick Beja se dit « pleinement fidèle à Apple » et refuse de changer son iPhone pour un Android. Il note que Google lance cinq à sept téléphones Android quand Apple réussit avec un seul iPhone. Début 2010, il s'irrite du refrain présentant chaque Android comme enfin au niveau de l'iPhone. Korben décrit alors un Android comme le premier qui ne rame pas. Le 19 janvier 2010, Jeff Clavier pointe l'absence d'Exchange, des apps moins riches et une optimisation difficile. En avril 2010, Patrick défend le contrôle de l'App Store face à Android, ouvert mais à la qualité variable. En mai 2010, il voit Android comme « une alternative très réelle à l'iPhone », avec Flash complet ; Loïc Le Meur s'intéresse aux apps Android sur petits dispositifs. En février 2011, il juge les tablettes Android plus crédibles que l'iPad. En mai 2012, il affirme que les ventes Android dépassent déjà iOS et qu'un prototype Android de 2006 montre l'influence de l'iPhone.

La fragmentation et les mises à jour, un serpent de mer
La fragmentation revient dès 2011 : Guillaume Main l'attribue aux surcouches constructeur, qui bloquent les utilisateurs sur Android 2.2/2.3 ; en août 2011, plus de 85 % des utilisateurs sont sur Froyo ou Gingerbread. Patrick Beja reste sceptique sur son impact, tout en notant que Google travaille à corriger via Android 4.0. En juillet 2012, le PDK vise à accélérer les mises à jour, alors qu'Android 4.0 n'est que sur 7 à 7,5 % des appareils. En novembre 2013, Guillaume Main voit dans la compatibilité d'Android 4.4 avec 512 Mo de RAM une réponse à Tim Cook, tandis qu'Ulrich Rozier juge la fragmentation exagérée. En octobre 2016, Jérôme Keinborg estime que Google est mécontent de la lenteur constructeur ; Treble arrive en 2017. En 2018, Google impose des correctifs de sécurité, déprécie d'anciens SDK, et Cédric Ingrand conseille Google ou Nokia pour un « pur Android ». Le 14 août 2018, l'Essential Phone reçoit Android 9 Pie le même jour que les Pixel, illustrant les effets de Treble ; Cassim Ketfi note que les launchers alternatifs ne contrôlent pas le multitâche. En mars 2022, Patrick critique le peu d'attention à Android 13 face à iOS, entre marketing et déploiement.
Les versions d'Android au fil des émissions
Android 4.1 apporte Project Butter et Google Now. Android L/5 introduit moteur 3D, meilleur runtime, design web et déverrouillages conditionnels ; Lollipop est jugé intuitif, performant et plus autonome. Android M ajoute permissions à l'usage, Now on Tap, Android Pay et API d'empreinte ; Patrick y voit des OS mobiles matures. Android N arrive en preview développeur, puis avec écran divisé, notifications compactes, framework média et chiffrement ; sont aussi annoncés Android VR, Project Chirp, Google Play sur Chromebooks et Tango. Android O sort en bêta publique et devient Oreo : limites en arrière-plan, Wise Limits et système partitionné ; Android Go et 2 milliards d'utilisateurs actifs mensuels sont annoncés. Android Q propose un assistant vocal local, grâce à un modèle réduit de 100 Go à 500 Mo. Android 10 rafraîchit le logo. Android 13 apporte sélecteur photo, langue par app et streaming Pixel 6 vers Chromebook/PC. Android 12L cible grands écrans et partage d'écran, sans résoudre le manque d'apps natives. Android Go atteint 250 millions d'appareils ; Android 13 Go tourne sur 2 Go de RAM. Android XR étend Android aux lunettes et casques RA/RV avec interaction vocale IA.
Au-delà du téléphone : montres, TV, tablettes, voiture, XR
Android Wear, annoncé en 2014, s'inspire de Google Now, repose sur le vocal et nécessite le téléphone ; une API affiche les notifications de toute app Android. L'app Wear arrive sur iPhone en 2015, avec des montres parfois moins chères que l'Apple Watch. Côté TV, Loïc Le Meur voit dès 2010 Google TV comme une innovation majeure ; en 2015, le Nvidia Shield Android TV devient le « hero device » d'Android TV. Les tablettes Android sont jugées crédibles en 2011, mais Christophe Camicas note en 2022 que les développeurs les ciblent peu, contrairement à l'iPad. Dans l'auto, Yann Alet estime en 2014 que les constructeurs s'accordent sur une interface unique basée sur Android. Android s'étend aussi à Chrome OS, à Windows via WSA, et Patrick pense que la Switch est un fork Android. En 2026, Google présente les Google Books, ordinateurs portables premium sous Android desktop.

Le regard de Patrick Beja : un biais pro-iPhone assumé
Patrick Beja utilise un iPhone, qu'il change environ tous les deux ans, et décrit en janvier 2024 son « biais pro-iPhone et anti-Android ». Il observe une dualité iPhone/Samsung dans son entourage. Ce biais ne l'empêche pas de reconnaître des qualités à Android : il préfère iOS pour un usage productif avec clavier et trouve difficile de passer à Android, car il voit le téléphone comme un ensemble appareil + OS. Il salue le Galaxy S3 comme meilleur Android de 2012, le Galaxy S8 comme meilleur haut de gamme en 2017 et les Galaxy S10/S10+ comme un parachèvement en 2019. Il juge les annonces Xiaomi/OnePlus redondantes et préfère Apple, Samsung et Google. Il rappelle que la position dominante est celle d'Android, que l'iPhone a 15 ans et a rendu Android possible, que les clients Apple dépensent plus en apps, et que forcer Apple à adopter des fonctions Android supprime un choix simplifié.
Les chroniqueurs et invités face à Android
Lucie Ronfaut se présente comme « Team Android ». Guillaume Main insiste sur la fragmentation et l'effet d'entraînement vers Gmail. Ulrich Rozier juge la fragmentation exagérée, attend une unification Chrome OS/Android et salue les Nokia HMD d'entrée de gamme. Jérôme Keinborg pointe le manque d'unification photo entre fabricants et voit dans les encoches une imitation d'iOS qui pousse Google vers les Pixel. Cassim Ketfi prédit un OS Android VR dédié et note les limites des launchers sous Android 9. Christophe Camicas critique le peu de ciblage tablette. Marion Doumeingts voit dans les thèmes une cohérence visuelle corrigeant les widgets fragmentés. Jeff Clavier, utilisateur d'iPhone, n'achète pas le Nexus 6, voit dans le forking Samsung/Amazon une tendance et préfère Android pour la personnalisation en cas de déficience intellectuelle. Siegfried Thouvenot trouve difficile de dénicher de bonnes apps sur l'Android Market. Cédric de Luca note que les iPhone conservent mieux leur valeur.
Google Play, Samsung et les éditeurs tiers
Dès 2011, Amazon lance son AppStore Android face au désordre du Market ; en 2012, Google unifie ses services dans Google Play. La relation Google-Samsung est un feuilleton : Samsung minimise Android lors du Galaxy S4 en 2013, des accords brevets rapprochent l'interface Samsung d'Android pur en 2014, puis Samsung réaffirme sa collaboration avec Google en 2017. Patrick estime que Samsung a capturé le haut de gamme Android. Le procès Apple-Samsung vise indirectement Android. Facebook Home est analysé comme une menace pour le contrôle de Google, mais échoue car ses ingénieurs sont surtout sur iPhone. En 2019, le bannissement de Huawei par Google le prive des mises à jour de sécurité avant leur intégration open source ; Huawei développe un fork Android en 2020. En 2020, Patrick juge la critique d'Epic difficile à justifier, car Android permet déjà des stores parallèles. En 2022, Better Together vise l'interopérabilité Android avec Bluetooth, PC Windows et Chromebooks.

Parts de marché et sondages d'audience
En mai 2012, Patrick affirme que les ventes Android dépassent iOS. Un milliard de smartphones Android sont vendus en 2014. En 2015, Android atteint un milliard d'utilisateurs actifs quotidiens, puis 1,4 milliard d'appareils activés sur 30 jours. En 2017, Google annonce 2 milliards d'utilisateurs actifs mensuels. En 2020, Patrick rappelle la domination d'Android. Un sondage de mai 2023 montre une parité quasi exacte : Android 51,1 %, iPhone 50,8 %, ce qui le surprend. En 2026, l'audience du RDV Jeux utilise presque à parts égales Android (51 %) et iPhone (52 %).
Android et le jeu vidéo
En novembre 2014, Patrick estime que pour un joueur, iOS est le meilleur choix mobile, suivi d'Android, Windows Phone étant mauvais faute de jeux. En 2016, Cassim Ketfi juge un jeu mobile adapté aux sessions courtes de cinq minutes. En 2024, Cassim Montilla observe une « triple A-isation » du jeu mobile, avec des succès cross-platform PC/console ou des jeux snack comme Candy Crush. Un épisode de juin 2024 sur les sorties de fin d'année inclut deux jeux mobiles.
Les années récentes (2022-2026)
En 2022, Android avance sur Android 13, Android 12L, Android Go, Better Together et WSA. En décembre 2022, Patrick souligne que les lois européennes rendent probable l'ouverture d'iOS à des stores tiers, donc l'arrivée possible du Play Store sur iOS. En 2025, Android XR étend Android aux lunettes et casques RA/RV avec interaction vocale ; Patrick estime que les mises à jour logicielles débloquent plus d'usages que le matériel. En janvier 2026, il pense que les utilisateurs iOS n'ont pas migré vers Android et qu'Apple peut créer un assistant plus impressionnant grâce à son écosystème fermé. Au printemps 2026, Google présente les Google Books sous Android desktop.
