Apple · 11 parties
- Vue d'ensemble
- Les débuts : Steve Jobs, l'iPad et les premières polémiques (2009-2011)
- La mort de Steve Jobs et l'hommage (octobre 2011)
- L'après-Jobs : le règne de Tim Cook
- L'App Store et la commission de 30 % : un fil rouge
- Le DMA et l'ouverture européenne (2024)
- L'intelligence artificielle et Siri
- Le Vision Pro
- Apple vu depuis Le rendez-vous Jeux : Epic, Fortnite et App Store
- Les produits : Mac, Apple Watch, iPhone
- Vie privée, chiffrement et image de marque
Vue d'ensemble
Apple est un fil rouge des émissions de Patrick Beja, du premier Rendez-vous Tech aux épisodes récents. On suit l'actualité de la marque et l'évolution du regard de Patrick et de ses chroniqueurs, entre attachement à l'écosystème et critiques dures sur l'App Store et les commissions.
Patrick se décrit comme utilisateur Apple convaincu depuis des années et reconnaît un biais pro-iPhone et anti-Android. Il est abonné satisfait à Apple Music et a utilisé un iPhone 12 Pro pendant cinq ans avant de passer à l'iPhone 17 Pro.
Les débuts : Steve Jobs, l'iPad et les premières polémiques (2009-2011)
L'avenir d'Apple est d'abord lié à la santé de Steve Jobs. Jeff Clavier estime que son impact est énorme par sa vision produit, mais que l'entreprise continuera d'innover grâce à son infrastructure et ses managers. Patrick prédit son retour en juin 2009. Jobs est absent le 9 juin 2009 et la tablette n'est pas dévoilée. En septembre 2009, il revient après six mois d'absence pour un cancer du foie, et Apple devient premier vendeur et distributeur de musique au monde.
Le 27 janvier 2010, une émission en direct commente l'annonce de l'iPad. Jeff Clavier, fan de la tablette, est déçu par une présentation ennuyeuse et regrette l'absence de caméra. Les critiques de l'App Store apparaissent tôt : Patrick juge les règles floues et arbitraires, propose d'installer des apps non validées pour éviter le jailbreak. Yann Alet reproche à Apple d'avoir breveté des mécanismes évidents comme le glissement pour déverrouiller ; Apple poursuit HTC. Patrick défend le contrôle de l'App Store comme garantie de qualité face à Android ouvert. L'Antennagate de l'iPhone 4 est jugé exagéré par Patrick. En janvier 2011, l'arrêt maladie de Jobs fait chuter l'action Apple d'environ 5 % en dix minutes.

La mort de Steve Jobs et l'hommage (octobre 2011)
Le RDV Tech du 11 octobre 2011 est consacré à la disparition de Steve Jobs, quelques heures après la présentation de l'iPhone 4S par Tim Cook. Patrick rappelle qu'on sentait qu'il ne reviendrait sans doute jamais. Il explique que cette mort est émouvante car Jobs faisait partie de l'histoire commune de l'industrie tech et de la génération ayant grandi avec l'informatique naissante.
Olivier Frigara se dit ému et avance que la maladie a agi comme un moteur, coïncidant avec des virages stratégiques majeurs. Cédric Ingrand décrit un « horrible despote » et « leader maximo » à l'intérieur d'Apple, et raconte avoir dû remplacer en catastrophe une émission sur des startups par un hommage. Patrick et iCreate expriment un sentiment d'inachevé devant une disparition à 56 ans. L'épisode évoque les t-shirts Apple « à la larme » vendus par Libération puis retirés. Patrick et Olivier insistent sur l'impact historique de Jobs.
L'après-Jobs : le règne de Tim Cook
À la démission de Jobs en août 2011, Patrick prédit des conflits internes quand la première génération de collaborateurs perdra le « feu sacré ». Siegfried Thouvenot et Patrick rappellent que le retour de Jobs avait sauvé une entreprise dans le rouge avec seulement 90 jours de trésorerie. Tim Cook est nommé CEO en août 2011 et dirigera l'entreprise pendant près de quinze ans.
Le regard sur cette succession évolue. Jérôme Keinborg estime que la mort de Jobs a été une chance, Tim Cook ayant mieux géré la transition vers une société internationale et de services. Sébastien Dumoulin souligne que les critiques envers Cook existaient déjà en 2011, alors que sa gestion a permis à Apple de prospérer dix ans. Patrick note que Cook a quadruplé la valorisation boursière ; Cédric Ingrand parle d'une capitalisation triplée ; Patrick d'une taille multipliée par 5 à 10. Mais Patrick attribue l'échec des Mac Pro à une volonté de prouver quelque chose après Jobs. Olivier Frigara regrette que l'ADN d'Apple — des produits accessibles à tous, non réservés aux geeks — se soit perdu après le départ de Jobs.
L'App Store et la commission de 30 % : un fil rouge
La commission est présente dès le début et le regard de Patrick se durcit. En 2011, il juge le modèle d'abonnement à 30 % justifié pour les publications, car l'App Store offre une vraie opportunité d'acquérir des abonnés, et le compare aux coûts des supports physiques. Mais il le trouve inacceptable pour des services d'interface comme Spotify, à faible marge et assurant déjà la distribution. Il se dit ambivalent, reconnaissant un taux élevé tout en notant qu'Apple crée des marchés et que les éditeurs ont eu le temps de s'adapter.
En 2016, Patrick considère que le vrai enjeu n'est pas le principe d'une commission mais sa justification. Il défend un écosystème sain où les utilisateurs dépensent plus volontiers, la majorité des profits des développeurs venant d'iOS malgré une part de marché inférieure à Android. En août 2020, lors du conflit avec Epic Games, il reconnaît à Apple une position dominante sur les iPhones et les revenus des développeurs, ce qui justifie son écosystème protégé, tout en rappelant qu'Android domine le marché des smartphones. Il reprend l'analogie de Jérôme : Apple fournit un hôtel propre et bien géré, Android un appartement dont on fait ce qu'on veut. Une réduction des commissions à 10-20 % serait réaliste, mais 0 % serait irrationnel. 30 % représente une charge lourde, comparable aux marges d'Android, PlayStation, Xbox et Steam.
En 2021, il estime qu'une commission de 3 à 4 % serait plus logique pour les paiements tiers, et voit dans la volonté d'Apple de facturer 10-11 % un « détournement de l'esprit » du jugement Epic. En janvier 2022, il critique l'application à la lettre mais immorale des 30 %, qualifiant la situation d'optimisation fiscale et de « foutage de gueule ». Il note l'ironie de Meta, qui combat Apple sur les 30 % tout en prélevant jusqu'à environ 50 % au total, et fait preuve d'hypocrisie. En janvier 2024, le ton se durcit : la stratégie de commission crée de nombreux ennemis et compense presque les bénéfices financiers ; l'implémentation des règles de paiement tiers est une « insulte » et une violation de l'esprit de la décision de justice, malgré une légalité de forme. Guillaume Vendé juge que ces changements n'auront pas d'impact significatif mais nourriront les critiques sur le contrôle exacerbé d'Apple.
En mai 2025, Patrick juge la commission de 30 % « monumentale » et estime que le vrai problème est l'absence d'alternatives réelles du fait de marchés verrouillés par Apple et Google ; il y voit une forme d'extorsion liée à un monopole de fait, se disant partiellement d'accord avec Tim Sweeney. La même émission rapporte qu'un juge a qualifié de « criminelle » la commission de 27 % sur les liens de paiement tiers, ordonnant à Apple de les autoriser sans commission. Melinda Davan-Soulas estime la commission justifiée car les utilisateurs d'iPhone ont un pouvoir d'achat supérieur, tout en s'interrogeant sur le droit d'Apple à contrôler les achats in-app.

Le DMA et l'ouverture européenne (2024)
En janvier 2024, Apple publie ses propositions d'implémentation du DMA, différentes des attentes. Patrick rappelle qu'Apple a le droit légal de facturer l'hébergement d'applications sur sa plateforme, mais que cela peut entrer en conflit avec l'esprit du DMA, dont la documentation est floue. Les App Stores tiers ne peuvent pas être distribués via l'App Store d'Apple, les applications installées par un store ne peuvent pas écraser celles d'un autre store, et Apple exige une notarisation pour toutes les applications iOS, y compris celles des magasins tiers. Côté tarifs, les commissions passent de 30/15 % à 20/13 %, et l'usage d'un paiement tiers réduit encore de 3 points (17 % et 10 %), ce que Patrick juge peu avantageux.
Siegfried Thouvenot estime qu'Apple freine l'arrivée des plateformes externes et que 99 % des gens ne les utiliseront jamais, sauf incitation tarifaire ; Stéphane Le Boisselier soutient au contraire la politique de contrôle d'Apple, justifiée par la sécurité et la protection de l'image de marque. À partir du 7 mars 2024, les utilisateurs européens peuvent installer des App Stores tiers (Google Play, Microsoft Store, Steam, Epic Games) sur iPhone. En juillet 2024, Apple approuve l'Epic Games Store sur iPhone et iPad en Europe, mais pas sur Apple TV. En août 2024, Epic lance son propre store sur les téléphones Apple dans l'Union européenne, échappant aux 30 % de commission, et Apple réduit ses frais à une fourchette de 5 à 15 % pour les services en ligne, ce que Titouan Gourlin considère comme une victoire. Sur la vie privée, Patrick observe que la discussion sur Apple et la vie privée glisse souvent vers la critique de l'App Store et de la commission de 30 %.
L'intelligence artificielle et Siri
Le retard d'Apple en IA est un thème récurrent. Dès 2014, Patrick explique éviter Siri à cause d'une latence de quatre secondes et préférer Google Now, instantané et efficace sur son iPhone. En 2017, il note qu'Apple met en avant le machine learning et l'IA lors de la WWDC, ce qui est inhabituel. En avril 2023, Cédric de Luca juge que Siri n'a « plus d'artificiel que d'intelligence » et fait de la WWDC 2023 le moment de vérité pour la vision de Tim Cook face à Microsoft et Google.
En 2024, Greg Joswiak utilise le terme « Absolutely Incredible » (AI) pour teaser une WWDC centrée sur l'IA, la première fois qu'Apple emploie explicitement le terme. Patrick prédit des assistants IA personnalisables plutôt que génériques, et spécule sur l'usage de plusieurs modèles, dont un modèle local propriétaire pour la vie privée et des modèles cloud via des partenariats avec OpenAI et Gemini. À la WWDC de juin 2024, Apple consacre environ 45 minutes à Apple Intelligence, intégrant l'IA générative dans l'OS et améliorant Siri pour en faire un chatbot sécurisé. Patrick souligne que la démo de « Siri 2.0 » (agent contextuel) présentée à cette WWDC n'a jamais été livrée, une première pour Apple. En mars 2025, Apple admet que son Siri avancé n'était pas prêt, alors qu'il était promis depuis la WWDC précédente et mis en avant dans les publicités de l'iPhone 16. Selon Mark Gurman, le nouveau Siri intelligent, d'abord annoncé pour avril-mai 2026, est repoussé d'un an, à avril-mai 2027 ; d'autres informations évoquent deux mises à jour, une en avril 2026 et une seconde en septembre 2026 (iOS 27) basée sur Gemini.
En janvier 2024, Patrick estime qu'Apple a une opportunité majeure avec Siri V2, qui pourrait permettre des actions dans les applications et contrer des initiatives comme Rabbit : Apple arrive souvent après les autres, mais une exécution réussie pourrait lui donner une avance décisive. En 2025, il s'attendait à ce qu'Apple évite de mentionner Apple Intelligence lors de la WWDC, ce qui n'a pas été le cas. À la WWDC du 9 juin 2026, la keynote est structurée en trois parties — améliorations des OS, sécurité pour les enfants, Apple Intelligence et nouveau Siri — et Patrick discute d'OS qui misent sur l'optimisation plutôt que sur l'ajout de fonctionnalités, en particulier pour les charges de travail IA.
Le Vision Pro
Le casque est présenté en clôture de la WWDC 2023 sous la formule « One More Thing ». Patrick souligne que cette formule invoque la mémoire de Steve Jobs et que l'ambition présentée — une nouvelle plateforme informatique, un casque de réalité mixte — est digne de ce « One More Thing ». Équipé d'une puce M2 et d'une puce R1, il utilise des écrans micro-OLED de la taille d'un timbre-poste offrant plus de pixels par œil qu'une télévision 4K. Apple l'annonce comme disponible en 2024 et uniquement aux États-Unis.
Patrick juge l'appareil technologiquement impressionnant et plus léger que les précédents, avec une interface de contrôle par l'œil, le doigt et la voix « hyper fonctionnelle ». Il le qualifie d'appareil d'« informatique spatiale », se distinguant des casques de réalité virtuelle classiques par son interface graphique complète plutôt que par des applications à usage unique. Le consensus, note-t-il, est celui d'une perfection technique indéniable — écran de haute qualité, fenêtres ancrées de façon impressionnante dans l'espace réel — et la qualité d'image est très bonne, contrairement aux anciens casques Oculus qu'il trouvait médiocres. Il considère toutefois le produit comme un kit de développeur plutôt qu'un produit final, avec un potentiel à évaluer sur cinq ans.
Nicolas Lellouche, qui a testé l'appareil, juge la spatialisation 3D parfaitement respectée grâce aux puces M2 et R1, la netteté micro-OLED supérieure à celle du Quest Pro, mais estime que la qualité d'image reste inférieure à la réalité, ce qui limite l'usage à des sessions d'une à deux heures. Korben voit dans le Vision Pro un ordinateur de bureau plutôt qu'une tablette ou un smartphone, avec un usage principalement professionnel. Cédric Ingrand regrette que Tim Cook n'ait pas fait de démonstration physique en keynote, contrairement à la tradition d'Apple. Vendu environ 4 000 euros et nécessitant un rendez-vous en Apple Store pour l'ajustement, l'appareil sort aux États-Unis le 2 février 2024 puis est commercialisé en France en juillet 2024. Jérôme Keinborg estime en 2025 que l'erreur d'Apple avec le Vision Pro a été de ne pas suffisamment y intégrer l'IA, contrairement à l'approche de Samsung.

Apple vu depuis Le rendez-vous Jeux : Epic, Fortnite et App Store
Le jeu vidéo est présenté comme le secteur qui génère le plus de revenus sur les App Stores, donc le principal déclencheur des conflits commerciaux avec Apple et Google. Selon des données issues du procès Epic contre Apple, 70 % des revenus de l'App Store proviennent des jeux vidéo. Apple est décrit comme un acteur majeur de l'industrie du jeu vidéo, numéro 2 ou 3 mondial, rivalisant avec Tencent, Sony et Microsoft, principalement grâce aux commissions de l'App Store.
En août 2020, Epic Games intègre à Fortnite une mise à jour permettant d'acheter des V-Bucks à 7 dollars via son propre système au lieu de 10, contournant la commission d'Apple ; Apple bannit Fortnite de l'App Store et suspend le compte développeur d'Epic. Un juge ordonne à Apple de rétablir le compte développeur d'Epic pour Unreal Engine, mais Fortnite n'est pas rétabli tant qu'Epic ne retire pas la mise à jour litigieuse. Tim Sweeney mène ensuite une campagne juridique contre Apple après le bannissement de Fortnite, et Patrick note que la présence de Spotify sur l'Epic Games Store signale les ambitions d'Epic au-delà du gaming.
L'ouverture liée au DMA change la donne : en février 2024, Apple autorise les applications de streaming et de streaming d'autres applications sur l'App Store iOS, ce qui ouvre la voie à Game Pass, GeForce Now et Shadow sur iPhone et iPad. Apple débannit le compte développeur d'Epic pour permettre à l'Epic Games Store d'arriver sur iPhone, marquant le retour de Fortnite. En mai 2025, Fortnite réapparaît sur l'App Store américain après qu'un juge a exigé le nom du responsable chez Apple si le jeu n'était pas réintégré sous sept jours, ce qui a conduit à sa réintégration en 24 heures. Apple n'avait toujours pas approuvé la nouvelle soumission de Fortnite une semaine après la victoire juridique d'Epic.
Côté produits et curation : en 2015, Apple crée une catégorie « Great Games with no in-app purchases » sur l'App Store, d'abord testée sur le store australien, pour mettre en avant des jeux payants sans achats inclus. Patrick y voit la démonstration du pouvoir d'Apple, qui peut changer la donne en créant une simple catégorie éditoriale, et espère que cela aidera les développeurs de jeux payants. En 2019, Apple dépense des centaines de millions de dollars pour financer et obtenir l'exclusivité de jeux sur Apple Arcade. En 2021, Apple modifie Apple Arcade en y incluant des jeux de l'App Store comme Cut the Rope et Fruit Ninja aux côtés des exclusivités, mais Patrick critique la mauvaise communication d'Apple sur le service et juge l'interface de recherche d'Apple Arcade désorganisée. En 2024, Apple travaille à un App Store dédié aux jeux vidéo, distinct de la section jeux actuelle, en lien avec le Game Center.
Les produits : Mac, Apple Watch, iPhone
Le RDV Tech du 13 mars 2012 revient sur l'article « Mac versus PC: It's not 1995 anymore » publié par Patrick sur son blog, où il explique son changement d'avis sur le Mac et détaille huit points montrant que le monde et l'industrie informatique ont changé en vingt ans. Il y soutient notamment que le passage d'Apple aux processeurs Intel a éliminé les différences de performance matérielle entre Mac et PC Windows, rendant obsolète la « guerre des tours », et que l'argument technique n'est plus pertinent puisque même une machine d'entrée de gamme suffit aux tâches quotidiennes.
La présentation de l'Apple Watch, en mars 2015, est jugée par Patrick comme une resucée de celle de septembre, qui n'a pas convaincu le public. Jeff Clavier la voit comme un bijou connecté plutôt qu'un outil d'efficacité, un gadget peu utile comparé à des montres moins chères, tout en la rapprochant du premier iPod : une version 1.0 imparfaite mais créatrice d'une nouvelle catégorie. En septembre 2025, Patrick se dit surpris par la fluidité accrue de l'iPhone 17 Pro, grâce à l'écran ProMotion 120 Hz, qui rend les transitions et l'interaction avec les accessoires Apple (AirPods, Apple Watch) plus rapides. Guillaume Vendé considère l'iPhone 17 comme le modèle à recommander à n'importe qui, les modèles Pro ayant historiquement comblé les lacunes des modèles classiques. L'iPhone 17 est présenté comme la star de la gamme, avec des précommandes si élevées qu'Apple a augmenté ses commandes de production d'environ 30 %. Sur les chiffres, Johan Cohen souligne en 2015 que le chiffre d'affaires trimestriel d'Apple équivaut au chiffre d'affaires annuel de Google, et compare sa rentabilité à celle du secteur pétrolier. En février 2024, il est question de 2,2 milliards d'appareils Apple actifs dans le monde, de 70 milliards de dollars de revenus trimestriels tirés des iPhones et de 23 milliards pour les services, devenus la deuxième source de revenus.
Vie privée, chiffrement et image de marque
En février 2015, Tim Cook participe au sommet sur la cybersécurité organisé par Barack Obama, où il défend la sécurité des données et des paiements d'Apple tout en critiquant les modèles économiques de Facebook et Google, alors que Zuckerberg, Page et Mayer n'envoient que des représentants. La même période, Apple soutient que ses marges matérielles élevées — un iPhone à 800 € contre 400 € pour un Android — lui permettent de ne pas monétiser les données des utilisateurs.
Sur l'affaire de San Bernardino, Patrick Beja exprime surprise et ironie face à l'abandon par le FBI de sa demande de déverrouillage de l'iPhone, alors que le FBI avait affirmé qu'aucun moyen n'existait sans l'aide d'Apple. Il analyse ce retrait comme une retraite stratégique, l'affaire étant mal préparée et devenue embarrassante, et soutient que le chiffrement fort doit empêcher le déchiffrement de masse, en distinguant l'accès ciblé à un appareil de la capacité de déchiffrer des millions d'appareils instantanément. Il critique également le FBI pour son manque de compétence ou de ressources internes, estimant qu'il aurait dû savoir s'il pouvait débloquer l'iPhone sans Apple. En 2014, Patrick note qu'Apple utilise sa position dominante via iTunes et l'App Store pour imposer des conditions aux éditeurs et chaînes de télévision comme Canal+ souhaitant être présents sur ses plateformes. En 2014, il observe aussi qu'Apple entre typiquement sur des marchés existants et en croissance à concurrents fragmentés, puis les unifie en un standard puissant. En 2026, l'actualité rapporte qu'Apple accuse OpenAI d'espionnage industriel par le recrutement massif d'anciens employés, ciblant particulièrement les secrets d'iMessage.
