TikTok · 11 parties
- Introduction
- Les premières rencontres : un écosystème « obscur » (2018-2019)
- L'ère des menaces de bannissement américain (2020)
- La position de Patrick : scepticisme sur les accusations de sécurité
- Oracle, TikTok Global et le « hold-up » (septembre 2020)
- L'algorithme, les données et les critiques (2021-2022)
- Une plateforme créative, un outil de découverte (2023-2025)
- La mise sous contrôle américaine (2024-2026)
- Patrick, créateur sur TikTok (2023-2026)
- Le regard personnel : de l'incompréhension à l'admiration
- Ce qu'il faut retenir
Introduction
TikTok traverse près de dix ans des émissions de Patrick Beja : d'abord objet d'incompréhension amusée, puis plateforme dont il se dit fan et qu'il utilise pour diffuser, tout en suivant les tentatives américaines de la bannir ou de la forcer à se vendre. Le fil rouge va du « je ne comprends pas ce qui se passe devant mes yeux » à une admiration assumée pour sa créativité, sans abandonner le scepticisme sur les accusations de sécurité nationale.
Les premières rencontres : un écosystème « obscur » (2018-2019)
Le 13 novembre 2018, Patrick raconte sa première incursion sur TikTok après le lancement de Lasso par Facebook. Il rappelle que l'application s'appelait Musical.ly avant son rachat par la société chinoise de TikTok, puis leur fusion. Son premier contact est un choc générationnel : contenu « tellement méta-mème », blagues sur des mèmes déjà intégrés, vidéos courtes de 10-15 secondes avec musique et danses, écosystème « complètement à part ». Il conclut : « là c'est pas que je suis vieux, c'est que je ne comprends pas ce qui se passe devant mes yeux ». Il compare ce vocabulaire vidéo à Vine.
Le 9 avril 2019, avec Cédric Ingrand, il est question de musique : TikTok transforme les droits musicaux en opportunité marketing, via des extraits d'une quinzaine de secondes uploadés par l'artiste ou l'ayant droit. Le 28 mai 2019, Patrick décrit TikTok comme un réseau de clips courts (30 secondes max) sur fond musical, un « générateur de mèmes », populaire chez les adolescents mais complexe pour les adultes ; il lui a fallu plusieurs jours pour apprécier ce qu'il résume comme « hyper créatif et hyper intéressant mais hyper obscur », fait « par les adolescents pour les adolescents ». ByteDance développe alors un service de musique payant et un téléphone. Le 22 octobre 2019, TikTok collabore avec un cabinet juridique pour adapter sa modération aux États-Unis et en Occident, distinctement de la Chine.

L'ère des menaces de bannissement américain (2020)
En 2020, le sujet change avec la guerre commerciale sino-américaine. Le 14 juillet 2020, Cédric Ingrand souligne que les Américains sont peu habitués à voir des applications chinoises dominer leur marché, d'où une « panique morale » face au succès de TikTok auprès des jeunes, sans équivalent américain direct. Il affirme que Trump utilise la controverse comme levier dans sa guerre commerciale. Mélinda Davan-Soulas estime que les tensions viennent de la politique américaine désignant la Chine comme ennemi, notamment avec la pandémie, et que le problème s'évanouira ensuite.
La position de Patrick : scepticisme sur les accusations de sécurité
Position constante : Patrick juge les accusations de sécurité nationale contre TikTok et Huawei théoriques, « capillo-tractées », relevant de la spéculation plutôt que de preuves. Elles s'appuient sur la proximité avec le gouvernement chinois et une loi obligeant les techs à répondre aux requêtes de l'État. Le 8 septembre 2020, il doute d'une intention malveillante de TikTok sur le presse-papiers, tout en reconnaissant la suspicion persistante d'espionnage ; il estime la culpabilité de TikTok plus hypothétique que celle de Huawei et l'action américaine arbitraire et dommageable. Ce jour-là, il affirme que WeChat est plus important et influent que TikTok, qualifié de « jouet à côté », et recommande l'article du New York Times « Forget TikTok. China's Powerhouse App Is WeChat and Its Power Sweeping ».
Oracle, TikTok Global et le « hold-up » (septembre 2020)
Le 15 septembre 2020, Patrick critique la vente de TikTok à Oracle, jugée floue et illisible, notamment sur la séparation de l'algorithme restant en Chine et de l'application. Il qualifie l'intervention de Trump d'illégale et de « hold-up », Trump exigeant un paiement pour accepter le deal ; ByteDance est forcé de vendre la partie US, permettant à Oracle de négocier un prix bas et de monétiser l'audience.
Le 22 septembre 2020, un accord crée TikTok Global, entité hors Chine, avec Oracle hébergeant les données et une participation de 20 % d'Oracle et Walmart. Jérôme Marin juge l'accord confus, avec des contradictions sur un fonds éducatif de 5 milliards de dollars. TikTok est valorisé 60 milliards, deux fois Snapchat et Twitter. Patrick exprime sa frustration face au chaos des annonces. Le 13 octobre 2020, Cédric Ingrand décrit TikTok comme instrument de soft power chinois et « otage » de la guerre commerciale, à l'instar de Huawei ; Kevin Mayer, ex-Disney+, est perçu comme une « marionnette de Pékin ». Le 8 septembre 2020, Cédric Ingrand prédit que TikTok ne sera pas vendu. Le 18 août 2020, des employés américains menacent de poursuivre l'administration Trump. Le 17 novembre 2020, une date de bannissement est attendue au 27 novembre après extension de 15 jours. TikTok courtise ses créateurs pour gagner leur vie (8 septembre 2020) et renforce sa modération (8 décembre 2020).

L'algorithme, les données et les critiques (2021-2022)
Le 16 février 2021, l'administration Biden met en pause les actions contre TikTok et WeChat, restant ferme sur Huawei. Le 14 juin 2021, ByteDance propose son algorithme de recommandation comme service payant. Le 19 octobre 2021, l'algorithme identifie vite les préférences et propose du contenu adapté. Le 26 octobre 2021, Patrick déclare être fan de TikTok. Le 21 décembre 2021, une enquête du Wall Street Journal montre que l'algorithme redirige rapidement vers des contenus problématiques (troubles alimentaires, jeux d'argent) après un à deux jours.
Le 1er mars 2022, TikTok passe la durée maximale des vidéos à 10 minutes, contre 3. En mai-juin 2022, lancement de Pulse aux États-Unis : produit publicitaire où les créateurs reçoivent 50 % des revenus, réservé à ceux ayant au moins 100 000 abonnés. Le 21 juin 2022, un leak révèle que des employés chinois de ByteDance ont accédé aux données privées d'utilisateurs américains entre septembre 2021 et janvier 2022, contredisant les responsables de TikTok ; un accord avec Oracle prévoit d'héberger les données aux États-Unis. Le 23 août 2022, Felix Krause découvre que TikTok injecte du JavaScript dans son navigateur iOS, pouvant récupérer identifiants et mots de passe ; TikTok nie. L'épisode évoque aussi le partage des stories vers Facebook et Instagram. Le 27 septembre 2022, Patrick note que TikTok rend des morceaux viraux et peut devenir un canal majeur de découverte musicale. Le 20 décembre 2022, le Sénat américain vote le bannissement de TikTok des appareils gouvernementaux.
Une plateforme créative, un outil de découverte (2023-2025)
Le 24 janvier 2023, Patrick pense que TikTok devient « l'application d'une génération » et permet une créativité incroyable, ce qui le remplit d'admiration pour l'humanité. Le 31 janvier 2023, il précise ne pas regarder les comptes suivis, préférant le contenu aléatoire de la page « For You ». Le 7 mars 2023, TikTok génère 205 millions de dollars de dépenses internes en deux mois, plus que Facebook, Instagram, Snapchat et Twitter combinés ; près de 30 000 applications utilisent son SDK, permettant à TikTok et ByteDance de collecter des données même si l'app principale est bannie ; TikTok ajoute des contrôles de temps limitant l'usage à une heure pour les plus de 15-16 ans. Le 28 mars 2023, l'audition de Shou Zi Chew par le Congrès est décrite par Cédric Ingrand comme un « théâtre d'ombres » pré-scripté, où des sénateurs annonçaient déjà l'interdiction. Il affirme que la Chine dépose plus de brevets que les États-Unis, notamment en 5G, véritable source de panique économique plus que TikTok. Le 7 mai 2023, Patrick explore TikTok, YouTube Shorts et Instagram Reels pour la découvrabilité de ses podcasts et recruter des auditeurs, difficile en francophone. Le 23 mai 2023, il est fasciné par les avatars Zepeto dans TikTok.
En 2023-2024, TikTok diversifie formats et monétisation : Creative Challenge pour vidéos sponsorisées rémunérées (4 juillet 2023) ; partage de texte en « stories » contre le microblogging (1er août 2023) ; marketplace américaine de produits chinois et centre de données européen pour stocker les données européennes et empêcher l'accès des employés chinois (12 septembre 2023). Le 22 août 2023, TikTok travaille à un flux contrôlé par un algorithme général plutôt que personnel, pour réduire le ciblage, en conformité avec les lois européennes ; Patrick critique les médecins et chercheurs alertant sur la santé mentale, suggérant qu'ils feraient mieux de faire des conférences sur TikTok. Le 1er août 2023, des sénateurs français demandent à TikTok de clarifier le capital et les actionnaires de ByteDance (îles Caïmans), le fonctionnement de l'algorithme et les données transférées en Chine avant le 1er janvier 2024.
Côté musique, le 5 mars 2024, le retrait des morceaux d'Universal Music Group prive selon Patrick les artistes, surtout les petits, d'une visibilité cruciale sur TikTok, outil majeur de découverte musicale ; Korben juge l'exclusion dommageable et signerait ailleurs si on lui interdisait TikTok. Le 7 mai 2024, UMG conclut un accord permettant le retour de sa musique. Le 23 avril 2024, TikTok Notes concurrence Instagram par le partage de photos et textes. Le 7 mai 2024, un étudiant de Cédric de Luca est repéré sur TikTok après des sons en studio, signe un contrat, fait des featurings, atteint des millions d'écoutes Spotify et vit de sa musique. Le 22 avril 2025, Patrick argue que le marché des réseaux sociaux est fluide, TikTok prouvant que changer coûte peu : il suffit de télécharger une application. Le 17 juin 2025, il identifie la tendance « AI Vlogs » : vidéos de style vlog générées par IA sur des personnages bibliques comme Moïse, ton d'influenceur. Le 1er juillet 2025, il décrit la stratégie de TikTok pour une future application TV, avec contenus longs et verticaux pour capter l'audience de YouTube.
La mise sous contrôle américaine (2024-2026)
Le 19 mars 2024, la loi forçant ByteDance à vendre TikTok ou à le bannir est votée à la Chambre, mais son passage au Sénat est incertain, notamment à cause des réserves de Chuck Schumer. Le 23 avril 2024, la loi est rattachée à une loi omnibus incluant l'aide à l'Ukraine, rendant son passage probable, avec un an pour finaliser la vente. Le 30 avril 2024, TikTok est basée à Singapour mais sa maison mère ByteDance entretient des relations étroites avec le gouvernement et le Parti communiste chinois. La loi ne prohibe pas directement TikTok ou ByteDance mais interdit aux entreprises américaines comme Apple et Google de distribuer, maintenir ou héberger l'application. Benoit Curdy souligne son caractère exceptionnel : elle nomme ByteDance, preuve du pouvoir de la plateforme. Les parlementaires exigent une vente à une entité américaine avec séparation complète, ou un bannissement. ByteDance et la Chine s'y opposent, et préféreraient probablement un bannissement. Le risque d'influence chinoise sur l'algorithme est jugé potentiel mais non avéré publiquement. Patrick se dit sceptique sur un réseau social de Disney, jugeant l'image de la marque incompatible avec le chaos possible, citant TikTok et l'anorexie.
Le 14 mai 2024, TikTok attaque en justice les décisions réglementaires américaines demandant sa vente, invoquant un danger potentiel et la liberté d'expression. Le 21 mai 2024, Jeff Clavier justifie le blocage ou la vente par la protection des données des citoyens américains contre l'espionnage chinois. Le 10 décembre 2024, une loi américaine oblige la vente ou le bannissement au 19 janvier 2025 ; la Cour d'appel maintient la loi et TikTok fait appel à la Cour suprême pour suspendre l'application jusqu'à l'administration Trump. Le 21 janvier 2025, TikTok bloque l'accès aux utilisateurs américains et délogue tous les comptes avant de réactiver le service environ douze heures plus tard. Patrick exprime sa surprise et sa déception que le sujet des changements d'opinion à Taïwan via TikTok ne soit pas plus médiatisé, y voyant la concrétisation des craintes.
Le 11 février 2025, TikTok encourage les utilisateurs américains à installer l'application Android par sideloading depuis son site pour contourner le blocage sur l'App Store et le Play Store ; Laetitia Lamari évoque l'hypothèse qu'Elon Musk rachète TikTok. Le 18 février 2025, TikTok revient sur les App Stores après une lettre de l'Attorney General Pam Bondi, les plateformes risquant sinon 10 000 dollars d'amende par infraction. Le 4 mars 2025, TikTok revoit l'interface de son site pour concurrencer YouTube selon TechCrunch. Le 18 mars 2025, Oracle est en position forte pour acquérir TikTok, avec un délai prolongé par Trump. Le 16 septembre 2025, Patrick analyse le rapport parlementaire français sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs : 350 pages et 43 recommandations. Le 7 octobre 2025, Trump annonce un accord pour placer le business américain de TikTok sous contrôle américain, mais la Chine et ByteDance restent muettes. L'accord prévoit que le business américain, environ 180 millions d'utilisateurs, passe sous contrôle de sociétés américaines, notamment Oracle (Larry Ellison), ByteDance conservant une partie des profits et licenciant son algorithme à TikTok US. Patrick s'interroge : « Mais du coup à quoi ça sert ? », estimant que le contrôle par le gouvernement américain n'est pas forcément une amélioration, Larry Ellison étant proche de Trump.
Le 6 janvier 2026, les activités américaines de TikTok sont vendues à TikTok USDS Joint Venture LLC, le contrôle des données et de l'algorithme passant de ByteDance à un consortium incluant Oracle, Larry Ellison, des fonds américains et des fonds d'Abu Dhabi (Silver Lake, MGX). Le 27 janvier 2026, Patrick annonce que « ça y est, TikTok, c'est fait » : les activités américaines sont gérées par une société américaine essentiellement Oracle, dirigée par Larry Ellison, proche de Trump, avec des investisseurs comprenant aussi des propriétaires de ByteDance. TikTok US gère les activités américaines tandis que les activités globales restent sous ByteDance. Oracle gère les données et l'algorithme de TikTok US sous licence ByteDance, la direction américaine contrôlant l'algorithme pour l'adapter aux besoins américains. Patrick réfléchit à voix haute : ce deal était imaginé mais on ne s'attendait pas forcément à sa concrétisation. Guillaume Vendé note que TikTok était la seule plateforme américaine majeure non contrôlée, et que désormais toutes seront traitées comme américaines. Un nouvel accord d'utilisation précise que TikTok US collecte plus de données que TikTok ByteDance. Le 17 février 2026, il est rappelé que les opérations américaines ont été transférées à une société contrôlée par Oracle et Larry Ellison environ un mois plus tôt. Le 28 avril 2026, Patrick met en avant une enquête vidéo d'Ouest-France sur l'algorithme de TikTok, publiée sur YouTube.

Patrick, créateur sur TikTok (2023-2026)
Le 10 octobre 2023, Patrick explore TikTok pour créer des contenus de news sous @notnotpatrick. Le 26 octobre 2023, il précise avoir commencé quelques semaines plus tôt, après une discussion avec Trinity, et trouver le format plus facile et rapide que YouTube. Le 17 octobre 2023, il est présent sur tous les réseaux sous Not Patrick, publiant sur TikTok uniquement des news tech. Ensuite, la plateforme devient un canal de diffusion régulier : le 10 octobre 2024, il est connu comme « Not Not Patrick » sur TikTok et y anime des lives ; le 24 octobre 2024, il y streame depuis une semaine ; le 25 février 2025, il diffuse Le rendez-vous Tech en direct chaque mardi à 12h30 sur Twitch, YouTube et TikTok. Le 22 juillet 2025, il considère TikTok comme sa principale source de nouveaux anciens auditeurs, envisage d'y publier davantage et a commencé à streamer sous NotPatrick. Pourtant, le 29 mai 2026, le bilan est mitigé : aucun auditeur n'a découvert le podcast via TikTok, Reels ou Shorts, malgré des TikToks quotidiens depuis six mois. Il réfléchit à la répartition de son énergie et note que les lives, appréciés communautairement, n'attirent pas de nouveaux auditeurs.
Le regard personnel : de l'incompréhension à l'admiration
Le contraste est net. En 2018, Patrick ne comprenait pas TikTok et le décrivait comme un écosystème parallèle et étranger. En 2021, il se déclare fan. En 2023, il y voit « l'application d'une génération » et une source d'admiration pour l'humanité. Dans le Phileas Club du 27 mars 2026, il raconte que TikTok l'aide face au stress : « TikTok, c'est génial ». Il reconnaît des réserves et inquiétudes, mais met en avant la créativité due aux contraintes de format, à la popularité et à l'algorithme. À condition de l'utiliser « de manière appropriée, et pas trop longtemps », et de ne pas apprendre à l'algorithme à faire du doomscrolling, on y trouve « tellement de créativité, d'ingéniosité, et honnêtement, de l'espoir ». Il oppose cette expérience aux réseaux textuels comme X ou BlueSky, et qualifie Instagram de « fosse à slop et de commercialisme ». Il conclut que TikTok lui apporte « beaucoup de joie et en fait de l'espoir pour l'humanité ». Un membre du Phileas Club témoigne aussi que TikTok l'aide à soulager le stress et à puiser créativité, ingéniosité et espoir, malgré ses réserves.
Ce qu'il faut retenir
Le regard porté sur TikTok dans les émissions de Patrick Beja suit une courbe claire : incompréhension d'un écosystème de mèmes en 2018, analyse du modèle musical et de l'algorithme en 2019-2022, scepticisme constant face aux accusations de sécurité nationale contre TikTok et Huawei, puis reconnaissance croissante de sa créativité et de son intérêt, jusqu'à son adoption personnelle comme créateur et streameur à partir de 2023. En parallèle, la couverture suit le feuilleton américain : menaces de bannissement sous Trump, accord TikTok Global avec Oracle en 2020, loi de vente ou bannissement en 2024, blocage de janvier 2025, et transfert final des activités américaines à une entité Oracle en janvier 2026. Patrick aura exprimé la même réserve de fond : que la plateforme passe sous contrôle du gouvernement américain plutôt que chinois n'est pas nécessairement une amélioration.
